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nef gothique
du milieu du XIV° s.
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L'église
de Nomeny est classée. Sa statuaire des
XV° et XVI° siècles figure
à l'inventaire. Elle est ouverte au
public pour une visite commentée (
entrées libres) les dimanches 29
avril, 27 mai, 24 juin, 29 juillet, 26
août et 16 septembre 2012 de 15
à 17 heures et sur
demande avec préavis.
Elle se lit
comme un résumé de
l'évolution de l'architecture
religieuse du XII° au XV°
siècle. La chapelle latérale
sud-est (droite) est de caractère
cistercien (milieu du XII°). Le choeur,
l'avant-choeur, le clocher et la chapelle
nord-est sont de la fin de la période
romane (seconde moitié du XII°).
L'ancienne chapelle (vitrail de
l'Annonciation, vitrail du mariage de Louise
de Vaudémont) à l'angle sud-est
date du début du XIII°
siècle et constitua selon toute
vraisemblance le bras du transept sud de
l'église avant d'être agrandie
vers le sud au XIV°s. Les trois nefs
centrales et le beffroi sont de la
première moitié du XIV° et
l'ancienne chapelle avec le vitrail des
évêques est du milieu du
XV°. A l'exception de cette
dernière, toute les voûtes sont
sur croisées d'ogive.
L'église a
été construite sur un plan
basilical (vers 1160/1170), puis
transformée en croix latine (vers 1210)
avant d'être flanquée (XIV°
et XV° s.) de chapelles latérales
sur ses deux côtés Nord et Sud
dont les murs gouttereaux furent ouverts
à cet effet. A la fin du
XVIII°s.(1798), toutes les chapelles
furent reliées entre-elles,
conférant à l'ensemble son plan
actuel à cinq nefs. En même
temps, le cimetière était
transféré à son
emplacement actuel.
La
reconstruction de la nef au XIV° s. s'est
opérée à
l'intérieur du volume de
l'église romane au-delà de la
clé de voûte de la
première travée qui fut
conservée. Les clés des
travées gothiques ont été
alignées à la hauteur de la
clé romane. Ce qui explique
l'absence de verrières à
l'étage supérieur de la nef
gothique et l'éclairage de
l'église par ses seuls vitraux
latéraux. Et aussi son acoustique
d'église romane valorisant les petites
formations vocales et
instrumentales.
Détruite aux
deux-tiers pendant la Première Guerre
Mondiale, l'église sera reconstruite
entre 1924 et 1928.
L'édifice offre 350
places.
La menuiserie est de
Vallin.
Le registre des cens de
1612 mentionne l'existence d'un organiste. En
1700, au sortir des destructions de la Guerre
de Trente Ans, Jean Thionville,
archiprêtre de Nomeny, commande un orgue
au facteur messin Legros. Installé en
1702, cet orgue sera remplacé en 1858
par un autre qui disparaîtra lors de la
destruction de l'église entre 1914 et
1918. Son remplaçant (toujours en
tribune mais désormais injouable par
défaut d'entretien) est de Jacquot.
Jean Taperé sera
engagé en 1735 comme organiste
titulaire de la paroisse. Son fils
aîné Jean François
naîtra deux ans plus tard. Il sera l'un
des compositeurs les plus significatifs de la
période charnière des XVIII°
et XIX° siècles. Organiste de
talent, J.F.Tapray introduisit le pianoforte
dans la musique française de son temps.
Cliquez ici
pour écouter un extrait de son oeuvre
pour pianoforte
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|
Patrimoine
architectural
de la
seigneurie messine
(11° et 14° siècles)
Nos
chantiers
Depuis 1996, l'association a
organisé annuellement des chantiers
de
bénévoles en juillet
sur les
vestiges du château
des évêques de Metz.
52 jeunes de la région
mais aussi d'autres provinces
françaises, d'Allemagne et de
Grande-Bretagne y avaient
consacré une partie de leurs
vacances, certains sur six chantiers
consécutifs (ci-contre,
chantier
2003). Nos
cadres associatifs, retraités
bénévoles, avaient
reçu une formation d'une
entreprise agréée MH,
ainsi que le soutien financier et les
conseils professionnels des personnels
de la DRAC Lorraine en poste jusqu'en
2002.
Ces
chantiers arrivaient à leur
terme en 2007 et nous étions
dans la phase de nettoyage du
site. En enlevant des
déblais qui avaient
été deversés dans
la cour et qui le
défiguraient depuis le
début des années 1960,
nous avons remis partiellement
celle-ci au jour. Nous avons
ainsi rétabli l'accès
aux informations sur l’architecture et
la chronologie de l'ensemble interdit
depuis cet acte de vandalisme. En enlevant ces
déblais, nous avons aussi
évité que des
archéologues ou historiens
peu familiarisés avec
l'histoire de ce site, en
particulier son histoire
récente, ne commettent des
erreurs d'interprétation et
n'en tirent des conclusions
erronées. Nous
avons
aussi trouvé sur la surface de la
cour quelques vestiges
archéologiques du château
(fragments de pierres taillées,
de tuiles, d'ardoises) que nous avons
remis en mairie afin de permettre la
réalisation d'une vitrine
accessible au public tout en restant
sécurisée. |

travaux
sur la maçonnerie du
châtelet (2003)
Une belle équipe
détruite par quelques
fonctionnaires n'ayant
manifesté leur
présence sur le site que
pour accuser, condamner et
interdire. Quel choc
après le soutien, les
encouragements et les
félicitations de leurs
prédecesseurs!.
|
L'interdit
de la DRAC Lorraine depuis mai
2007:
veni,
vidi, vici / Cesar
veni, vidi, vetui / un
fonctionnaire
Aucun
article du Code du Patrimoine ne
soumettant les travaux d'entretien
ou de nettoyage à l'accord
préalable de
l'Administration, le maire avait
donc autorisé notre
chantier 2007 sans en
référer à la
DRAC Lorraine. En ayant eu
connaissance et après nous
avoir accusé de fouilles
illégales et de destruction
d'une couche archéologique
pour justifier son intervention,
cette administration a
ordonné la suspension de
nos chantiers le 11 mai 2007 "jusqu'à
mise en sécurité
complète du site".
Il est à noter que cette
mesure de police administrative ne
ressortit pas à ses
compétences. Dans le
même temps et comme pour
lever toute ambiguïté
quant à leur
véritable et unique
motivation, nous imposer leur
autorité personnelle, (ce
que confirme la DRAC dans son
courrier du 3 mars 2011
lorsqu'elle mentionne "un
décapage
réalisé sans
l'aval de mes services")
ces fonctionnaires exigeaient
que nous recouvrions de terre la
surface de cour que nous avions
nettoyée sans
leur autorisation bien que
légalement.
nota:
En 2007, la DRAC qualifiait nos
travaux de fouilles
illégales. En 2011,
le même fonctionnaire ne
parle plus que de
décapage sans son
aval. Les mots ont un
sens. Les fouilles non
autorisées
relèvent de la
justice. Le
décapage, pour tous les
dictionnaires, est une
opération de nettoyage
d'une surface par enlevement
d'une couche ou d'un
dépôt qui la
recouvre. Donc une action
d'entretien qui ne fait l'objet
d'aucune prescription
légale requérant
un accord préalable
de la DRAC. Un
décapage n'a pas besoin
de l'aval des services de la
DRAC.
La qualification
mensongère initiale ayant
été
abandonnée, il ne
subsiste que
l'arbitraire
administratif. Un retour
à la normale et au bon
sens est donc
envisageable. Pour le bien
du site et du
patrimoine. Sans
être utopiste ni
espérer un retour
à l'avant 2002, la simple
application de la Loi dans le
repect mutuel reste un espoir
que nous cultivons.
Peut-être à
l'occasion d'une mutation ou
d'une élection?
|
Cette vue du sol (2007) fait de
terre rapportée
encombrée de déchets
que les archéologues de la
DRAC Lorraine qualifient de "couche
archéologique
avec des objets
caractéristiques du
Moyen-Âge" montre
bien de quel côté est
la bonne foi
Les
huit poutrelles de béton
armé datant de la Guerre de
14/18 reposaient sur le sol de la
cour au pied du donjon. Leur
enlèvement ne peut
être qualifié de
fouilles pas plus que la couche de
terre qui les recouvrait (et leur
était donc
postérieure) ne peut
l'être de couche
archéologique.
Nota: Ces gravats
viennent d'être
évacués par la
commune en cette fin de juillet
2011.
|
Cependant,
suite aux directives imposées par
la DRAC Lorraine, le site est fermé
sur décision du maire depuis mai
2007. Toutefois, les
personnes ou de préférence les
groupes qui désireraient visiter le
château peuvent prendre contact
avec le président
de l'association
L'accès
actuel ne convient pas aux personnes
à mobilité
réduite. Les travaux
envisagés à l'échelon
municipal devraient apporter une solution
à ce problème.
Préfacé par S.A.I.& R.
l'Archiduc Otto de Habsbourg-Lorraine,
achevé de rédiger au 30 mai 2007
et déposé à la
Bibliothèque Nationale le 1 septembre
2007, un opuscule sur Nomeny est à la
disposition des amateurs.
Intitulé NOMENY et le
VAL de SEILLE, comprenant 47 pages,
il fait le point de nos connaissances
actuelles et constitue un bon guide pour la
visite de la vallée de la Seille.
Il n'est pas commercialisé et peut
être obtenu au siège de
l'association. N'étant pas
subventionné, il vous est
demandé une participation
financière nécessaire à
sa réalisation (si vos ressources vous
le permettent) soit environ 7 euros. Les
frais d'envoi éventuels sont de 1,50
euro.
Notre
activité actuelle porte sur la
douve Ouest, propriété
privée non classée. Avec
l'accord du propriétaire nous l'avons
remise en état. Nous en avons
fait une pelouse arborée et avons
matérialisé la trace au sol de
la tour de l'"orloge" (voir image
ci-dessous). Le travail consiste
désormais en entretien paysager.
Nous avons proposé
au Maire de Nomeny la remise en état de
la douve Nord, propriété
communale non classée. Cette
parcelle était, jusqu'à son
décès, laissée en usage
à un habitant du village. Nous
avons proposé l'enlèvement
de la végétation parasite,
la démolition des cabanes ne
figurant pas au cadastre,
l'aplanissement et l'ameublement du
terrain suivis de l'engazonnement.
Nous pourrons débuter ces travaux
dès confirmation du titre de
propriété communale et
l'accord du Maire. Dans leur
suite, nous envisageons de
procéder à
l'enlèvement des déblais
déposés dans cette douve
au pied du donjon et dans la douve ouest
au pied de la courtine lors des travaux
du collège en 1962. Cette
opération serait mise à
profit pour matérialiser le pied
du bouclier du donjon miné en
1672. Les parcelles
concernées par ces travaux
n'étant pas classées,
seule l'autorisation du Maire,
propriétaire, nous est
nécessaire.
Si nous trouvons des
bénévoles, nous pourrons
relever le superbe mur de pierres
sèches en grande partie
effondré qui sert d'escarpe au
site des "escuyeries" dans la douve
Ouest. De même, si
l'interdit de la DRAC est levé,
nous sommes décidés
à terminer le nettoyage de la
cour du château et à poser
des clôtures répondant
à la sécurité des
biens et des personnes tout comme
à l'intérêt des
visiteurs.

matérialisation
de la tour de l'orloge
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Nomeny
Nomeny
est un chef-lieu de canton rural
(1100 habitants, en croissance) de
Meurthe et Moselle à 25 km de
Metz et de Nancy. On y accède
(voir plan
accès)
par le train en gare de
Pont-à-Mousson (17 km) ou par
la gare TGV Lorraine (10 km) ou par
la sortie n° 27 sur l'autoroute
A31 entre les accès nord et
sud de Pont-à Mousson.(10km)
ou
par l'aéroport
régional de Lorraine
(10km). On y
trouve de nombreux services
(auto-école, collège,
écoles, garderies,
assistantes maternelles, notaire,
médecins, infirmiers,
dentistes,
kinésithérapeute,
pharmacien, opticien, clinique
véterinaire, gîte
rural, maison d'hôtes,
hôtel, restaurants, coiffeurs,
garages, taxi, poste, banque,
gendarmerie, atelier d'informatique,
cabinet d'architecte), commerces
(superette, boucherie, boulangerie
patisserie, bars, presse, tabac,
vêtements et chaussures,
quincaillerie) ainsi que de
nombreuses associations.
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|
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Historique
de Nomeny.
Succesivement
cité gallo-romaine,
seigneurie des evêques de
Metz, Marquisat lorrain, Nomeny
donnera une reine à la France
au XVI° siècle, avant
d'être incorporée au
Duché de Lorraine dans les
années
précédant la Guerre de
Trente Ans.
Dévastatrice pour la
Lorraine, cette guerre, avec la
peste, scellera le déclin
brutal de Nomeny, qui passera de
4500 habitants en 1632 (Nancy en
comptait 11.000 à la
même époque), à
700 en 1638. En cours de
redressement, la cité
sera à nouveau
anéantie le 20 août
1914. Brûlée de
fond en comble sur ordre du
Gouverneur de Metz, le
Général von Oven,
à titre de
représailles à
l'encontre de supposés
francs-tireurs (argument fallacieux
largement invoqué par les
autorités militaires
allemandes pour justifier la
destruction de nombreux villages
dans les Ardennes et en Belgique au
même moment), il ne restera
debout que le tiers sud de son église
ainsi que les vestiges de la
forteresse du XI° siècle.
La
forteresse: En 1120, le nouvel
évêque de Metz, Etienne
de Bar, prend possession de la puissante
forteresse
de Nomeny bâtie
par ses prédecesseurs.
Construite autour d'un puits sur le
profil en pente de la rive ouest de
la rivière, elle comprend
quatre courtines flanquées de
quatre tours et un châtelet
donnant sur la ville.
Nota: On
rapprochera avec curiosité
les maçonneries de la
forteresse de Nomeny et
celles du château
de
Bouillon.
forteresse du XI°
siècle.
Ses
défenses:
Toutes les saillies des
tours minées en 1672
étaient
constituées d'un
demi-cylindre adossé
à un
parallélépipède
rectangle (fer à
cheval) selon le plan de
construction ci-contre:
Le grand côté du
rectangle est égal au
diamètre du
cercle. Le petit
côté est
égal à
R.sin60. Cette
construction est
adaptée au
voûtement sexpartite
dont on voit encore des
arrachements au mur de fond du
premier étage du
donjon.
Leur rayon
extérieur est
égal à leur
diamètre
intérieur (ou encore
l'épaisseur de leur
muraille est égale
à leur rayon
intérieur).
Côté cour,
chaque tour a une forme
différente: la tour
ronde (Nord-Est) est
dotée d'un fond
semi-cylindrique, la petite
tour (Sud-Est) d'un fond plat,
la tour de l'"orloge"
(Sud-Ouest) d'un angle droit
saillant, le donjon
(Nord-Ouest) d'un angle droit
rentrant entre deux saillants. |
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L'épaisseur des
murailles des courtines est
de 2 mètres 20, celle
des tours de 3,30 m et 3,60
m . Toutes les murailles de
la forteresse comportent une
maçonnerie de blocage
liée à la
chaux entre deux murs de
parement composés de
pierres assez
régulièrement
appareillées et
prélevées dans
les carrières du
méandre de la Seille
en amont de Nomeny. Ce type
de construction permet de
disperser l'onde de choc
d'un projectile grâce
à
l'hétérogénéité
de la
maçonnerie.
Les diamètres
extérieurs des trois
tours donnant sur les champs
étaient de 13.2 m. et
14.4 m, la hauteur de 22 m.
La courtine Nord
dominait sa douve de 14
mètres. La
porte du châtelet
protégée par
une tour en demi-lune
s'ouvrait sur la ville
près de la Porte
Haute, celle qui conduisait
au chemin de Metz (via
Rouves ou
Mailly).
L’étonnant donjon
est constitué d’un
saillant en fer à
cheval assis sur la
bissectrice de l’angle des
courtines ouest et nord
adossé à
deux bâtiments
rectangulaires
emboîtés
à angle droit
formant entretoise. Si le
rez-de-chaussée
possède une
circulation
intérieure
desservie par une haute
porte située dans
l’angle rentrant
côté cour, il
n’offre aucun accès
aux étages
supérieurs. Le premier
étage et les
étages
supérieurs ne sont
accessibles que
grâce à deux
ouvertures (voir
ci-contre) initialement
dotées d’un lourd
vantail. Celui-ci,
abaissé,
présentait une face
comportant des marches ou
des barreaux
d’échelle. Relevé,
il s’emboîtait dans
un profonde feuillure de
la maçonnerie et
interdisait toute
tentative d’intrusion aux
étages. Il
était très
vraisemblablement
bardé de fer vers
l’extérieur pour
prévenir toute
tentative d’incendie.
Le nivellement de la cour
consécutif aux
travaux
décidés en
1366 eut pour effet
d’enterrer le pied du
donjon d’environ un
mètre. En
1672, le donjon fut
miné et perdit son
bouclier en fer à
cheval. En
1962, les déblais
provenant des fondations
du collège furent
déversés
tant dans la douve ouest
que dans la cour,
recouvrant tout le
rez-de-chaussée de
l’ouvrage.
Conrad
Bayer de Boppart adapta la
forteresse à
l'artillerie vers
1440. Les
canonnières qu'il fit
aménager sont toutes
de plain-pied avec la cour
du château gothique
(construite en 1366) donc
postérieures à
cette date (ou au mieux
contemporaines) tandis que
les défenses du
châtelet de la
forteresse, la courtine Est
et les salles basses de la
tour ronde sont
enterrées de
plusieurs mètres sous
le niveau de la cour
gothique ce qui prouve leur
antériorité
aux travaux
décidés le
lundi 2 novembre 1366 par
l'évêque
Thierry Bayer de
Boppart. Quel
individu sensé
érigerait de telles
structures pour les
recouvrir sous 4,5
mètres de terre ?
|

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Forteresse romane à vocation
militaire et château gothique
à vocation
résidentielle sont bien deux
entités distinctes sur un
même lieu et sous un
même vocable (le
château de Nomeny) ce
qui a pu générer des
confusions et des conclusions
hâtives malheureusement
défendues avec conviction par
certains. La forteresse est
très antérieure au
château. Tout en
témoigne dès que l'on
observe le site attentivement avec
logique et sans idée
préconçue.
Vue
actuelle de la
forteresse depuis le
donjon en direction du
Sud
le donjon
est en bas de l'image,
la tour ronde à
gauche en partie hors
champ de l'image, le
châtelet en haut
à gauche, la
petite tour
(détruite) en
haut et la
tour
de l"orloge " avec ses
porteries à
droite.
|
Hier,
peut-être?
Notre vision du site
castral au milieu du
XVI°s.- image de
synthèse déduite de nos
observations au cours de douze
années de chantiers.
Ce
dessin s'appuie sur le
plan que nos travaux d'entretien
ont permis de
dégager. Nous
n'avons aucune certitude quant
aux élévations
dont la hauteur est
déduite des arrachements
visibles sur les
tours. Etant
donné les hauteurs des
courtines, le seul emplacement
possible pour un bâtiment
résidentiel seigneurial
pourvu de fenêtres vers
l'extérieur est la
portion de courtine Est
entre le châtelet ( la
chapelle) et la tour ronde
dont on sait qu'elle abritait la
grande salle à manger du
château. Nous avons
tenté une restitution des
toitures à partir de
fragments de tuiles.
Les
puits:
Trois puits de type
artésien situés
à moins de 50
mètres les uns des
autres alimentaient
respectivement le
château, les "escuyeries"
et la ville de Nomeny.
Le puits du château a
été
comblé à une
date indeterminée,
celui de la ville après
1918, à l'époque
de la reconstruction.
Celui des "escuyeries"
était encore utilisable
au début de ce
siècle. Jusqu'en
1914, l'actuelle rue de Vannes
s'appelait rue du Grand Puys
(XVII° s.) ou du Bon Puits
(XIX° s.), lequel se
trouvait devant la porte du
numéro 6 de la dite rue
de Vannes. Par temps de
pluie soutenue, la nappe
artésienne qui les
alimente sourd de la
chaussée dans le coude
de la route d'Eply faisant
face au donjon.
Elle est à 1m40 de
profondeur dans la
cimetière communal.
Les murs de la ville:
En 1335,
l'évêque
Adhémar de Monteil fait
fermer la ville de murs et de
tours (voir
schéma) (noter
l'importance de la
cité: 1000
mètres de murailles
plus 200 mètres de
front de Seille à
l'est). Les travaux
furent terminés par son
successeur Jean de Vienne vers
1361. Bien que
démantelés en
1636 sous Richelieu durant la
Guerre de Trente Ans, les
remparts de la ville
figuraient encore sur le plan
cadastral de 1830 et, jusqu'au
milieu du XXe s,
les constructions
situées à
l'extérieur de leur
périmètre
étaient dites "derrière
les murs". Il
ne reste que quelques traces
de ces murs comme ci-contre 7
route de Metz. |
|
|
Les douves : Ce
sont
des douves
sèches. Elles
entourent la forteresse et
bordent les "escuyeries"
côté ouest, le
long de la rue des
marronniers. Leur fond
est horizontal. Le
fossé nord est de
niveau avec le terrain au pied
de la "tour ronde" alors
que sa profondeur atteint les
6 mètres
côté donjon en
raison de la pente du terrain
environnant. La douve
sud a été
rehaussée au XIV°
s. lors de la construction du
château pour permettre
l'accès à la
poterne depuis la ville.
La douve ouest présente
trois niveaux le long de la
rue des marronniers:
côté sud, elle a
conservé sa profondeur
initiale. Au pied de la
tour de l'"orloge",
elle a été
rehaussée en même
temps et pour les mêmes
raisons que la douve
sud. En 1962, devant la
courtine ouest et le donjon,
le maire a fait
déverser les
déblais des fondations
du collège dans cette
partie de douve ouest qui se
trouve ainsi comblée
jusqu'au niveau de la
rue. Autour de la
forteresse, les douves ont une
largeur de 15
mètres. Il n'y a
pas d'escarpe. La
contrescarpe est un simple
talus dans la douve
nord. Le
fossé des "escuyeries"
est plus large, moins profond
et ne présente pas le
même profil de
contrescarpe. Il est
logique de penser qu'il est
plutôt contemporain de
la construction des murs de la
ville.
Le
château:
Au XIII°
siècle, la ville de
Metz s'est affranchie de
la tutelle de ses
évêques.
Si la cathédrale
reste à Metz, le
pouvoir temporel episcopal
siège à Vic
sur Seille. Nomeny
est située
exactement à
mi-distance sur le chemin
entre ces deux
pôles, à 28
kilomètres soit
sept lieues de l'un et de
l'autre. Donc
à une
journée de
chevauchée.
Et Nomeny s'impose comme
étape.
En 1366,
l'évêque
Thierry Bayer de Boppart
fait faire à Nomeny
" un bel
chastel ".
Ce château fut
construit dans la cour de
la forteresse, ce qui ne
pouvait être
réalisé sur
la pente naturelle du
sol. La cour fut
donc redressée
à l'horizontale
à partir de son
point le plus haut (la
tour de l'"orloge") pour
ne pas fragiliser les
fondations des
murailles. Elle fut
pavée. Les
courtines devinrent murs
de soutènement vers
l'Est.
L'accès par le
châtelet, couvert
sous quatre mètres
de terre, fut
condamné et deux
autres furent ouverts de
chaque côté
de la tour de l"orloge":
la poterne et la
fausse-porte. Les
douves sud et sud-ouest
furent partiellement
comblées et mise au
niveau de la nouvelle cour
pour en desservir
l'accès
carrossable.
Côté cour, la
tour ronde se trouve
enterrée
jusqu'à la
mi-hauteur de son premier
étage. Dans
ce qui reste de la
maçonnerie
gothique, on trouve de la
pierre de taille aux
montants et aux linteaux
alors qu'il n'en existe
pas dans la
maçonnerie de la
forteresse d'époque
romane.
Les
sols: Le sol de
la cour est pavé des
mêmes pierres que celles
des parements de la
forteresse, donc
prélevées au
même endroit.
Elles sont posées de
chant en deux lits
superposés.
Les sols du château sont
constitués de dalles
calcaires rectangulaires de
trois pieds sur deux de
côté et de deux
pouces d'épaisseur
couvertes d'un lit de mortier
de chaux sur lequel sont
posées des briques de
terre cuite de couleur
rouge.
|

|
Par la
suite:
En 1548, le cardinal
Jean de Lorraine vendit Nomeny et le
ban de Delme à son neveu
Nicolas comte de Vaudémont,
duc de Mercoeur, plus tard marquis
de Nomeny qui exerçait alors
la régence du Duché de
Lorraine en attendant la
majorité de son neveu Charles
III.
Louise de
Lorraine, fille de Nicolas, naquit
à Nomeny en 1553. Elle
épousa Henry III, Roi de
France, en 1575. Elle
était la cousine de Charles
III, duc de Lorraine, de Marie
Stuart (dont elle était
également la belle-soeur),
des ducs de Guise, du cardinal de
Lorraine et par son mariage, la
belle-fille de Catherine de
Médicis.
Son jeune
frère, Philippe Emmanuel,
comte de Vaudémont, Duc de
Mercoeur, gouverneur de Bretagne,
pair de France, né en 1558
devint à son tour Marquis de
Nomeny au décès de son
père Nicolas. Puis il mourut
lui-même au combat en
1602. Il avait
marié sa fille
Françoise à
César de Vendôme, fils
d'Henri IV et de Gabrielle
d'Estrée et de ce fait compta
dans sa descendance des rois de
France, d'Espagne et du Portugal.
En 1612, sa veuve
et sa fille Françoise
vendirent Nomeny et le ban de Delme
à leur cousin Henry II, Duc
de Lorraine. Marguerite de
Gonzague, la duchesse sa femme, qui
avait reçu Nomeny en douaire,
vint y vivre sa vieillesse
après son veuvage de 1624
à 1629. Si elle
avait choisi Nomeny, il est permis
de penser que le château
était à
l'époque celui qui lui
offrait les conditions de vie les
plus proches de celles qu'elle
venait de perdre en quittant le
Palais ducal de Nancy. On
regrette d'autant plus de ne
disposer d'aucun descriptif ni
gravure de cet édifice
entèrement rasé.
Si
l'on en juge par la qualité
et la diversité de la
statuaire de l'église, Nomeny
était déjà une
ville prospère au XV°
siècle. Sous la gestion
des Vaudémont, Nomeny
vécut la plus riche
époque de son histoire.
En 1632, la peste et la Guerre de
Trente Ans mirent un terme
quasi définitif à
cette situation.
Durant
la guerre de Trente Ans, Richelieu
fit détruire les tours des
fortifications de la ville. En 1672,
Louis XIV faisait démanteler
le château. Toutes les
défenses de la forteresse
furent jetées à bas,
les saillies des tours furent
minées. Le château
résidentiel fut totalement
détruit. On recouvrit
la cour d'un peu de terre arable
pour en faire des jardins qui furent
distribués à
différents habitants de la
ville. Les parements des
murailles de la forteresse furent
prélevés au fil du
temps, et en particulier de 1920
à 1928, pour servir à
la reconstruction de la ville.
Le jardinage de la cour
pendant trois siècles a
entraîné la disparition
de tout vestige du
château. Ceux que nous
voyons aujourd'hui sont ceux de la
forteresse, ainsi que quelques
éléments bas de la
porterie sud-ouest et des
bâtiments sud. En 1962,
le maire fit déverser dans
les douves et la cour les
déblais provenant des
fondations du collège alors
en construction, rendant la lecture
du site impossible avant que nous
n'intervenions.
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